Vous avez sans doute déjà ressenti cette frustration.
Celle de devoir ouvrir quatre logiciels différents et trois fichiers Excel juste pour savoir où en est une commande client. C’est le quotidien de beaucoup de dirigeants de PME et d’e-commerçants avant qu’ils ne sautent le pas de la centralisation.
La gestion d’entreprise a changé.
Fini le temps des usines à gaz installées sur un serveur poussiéreux dans le placard du bureau. Aujourd’hui, l’agilité est le maître mot, et le développement erp saas (Software as a Service) s’impose comme la norme pour ceux qui veulent piloter leur activité depuis Lyon, Villefranche-sur-Saône, ou même depuis un smartphone à l’autre bout du monde.
Chez PhenixInfo, nous voyons passer beaucoup d’entreprises qui pensent que développer leur propre outil de gestion est une montagne infranchissable. Ce n’est pas le cas.
C’est un voyage structuré, et si vous avez la bonne carte, vous arrivez à destination sans encombre.
Dans ce guide, nous allons décortiquer ensemble la mécanique d’un projet ERP réussi, comme notre solution “GESY” , disponible ici —> https://gesy.app
Nous parlerons technique, mais surtout stratégie, pour transformer votre système d’information en véritable levier de croissance.

Comprendre les enjeux du développement ERP en SaaS
Avant de foncer tête baissée dans le code, il faut comprendre pourquoi tout le monde parle de ce modèle.
Le SaaS, ou logiciel en tant que service, n’est pas juste une mode technologique. C’est un changement de paradigme économique et opérationnel.
La fin du CAPEX, vive l’OPEX
C’est un peu technique, mais c’est là que se joue votre trésorerie.
Traditionnellement, implémenter un ERP demandait un investissement initial colossal (CAPEX). Il fallait acheter les serveurs, les licences logicielles à vie, et payer l’installation.
C’était lourd.
Le développement erp saas change la donne. Vous passez sur un modèle de charges d’exploitation (OPEX). Vous louez l’usage du logiciel, souvent via un abonnement mensuel, qui inclut l’hébergement, la maintenance et les mises à jour.
Pour une TPE ou une PME en Rhône-Alpes, cela signifie que vous gardez votre capacité d’investissement pour votre cœur de métier, que ce soit l’achat de stock ou le recrutement.
L’accessibilité et la sécurité avant tout
Imaginez pouvoir valider un devis ou vérifier l’état des stocks de votre entrepôt alors que vous êtes en déplacement. C’est la promesse tenue du SaaS. Les données sont hébergées dans le cloud, accessibles via un simple navigateur web.
Plus besoin d’installer un logiciel lourd sur chaque poste.
Mais attention, cette ouverture demande une rigueur absolue sur la sécurité.
C’est d’ailleurs pour cela que nous avons développé des solutions comme notre module SmallGuard, car exposer son cœur d’activité sur le web nécessite des pare-feux robustes contre les robots et les IP malveillantes.
Étape 1 : L’Audit et le Cadrage Stratégique
On ne construit pas une maison sans plan de sol. Pour un logiciel, c’est pareil. La première phase du développement erp saas ne se passe pas devant un écran, mais autour d’une table, avec vos équipes.
Cartographier la réalité du terrain
Il faut être honnête avec soi-même. Comment fonctionnez-vous vraiment ? L’audit des processus existants sert à mettre en lumière les « zones d’ombre ».
Vous savez, ce fichier Excel que Martine de la compta est la seule à savoir utiliser, ou cette méthode de validation des commandes qui passe par des post-it collés sur un écran.
L’idée, c’est de mettre le doigt sur ce qui coince : les doublons de saisie, les goulots d’étranglement et les tâches qui freinent tout le monde. Comme le dit très bien l’équipe de DigitalUnicorn, identifier ces spécificités est la clé pour ne pas simplement informatiser le chaos, mais bel et bien pour le résoudre. Autant être clair : si votre processus est bancal, le numériser ne fera qu’accélérer le problème.
Définir des objectifs quantifiables
Il va falloir être plus précis que « je veux que ça marche mieux ». Dites « je veux réduire le temps de traitement des commandes de 30% » ou « je veux une synchronisation des stocks en temps réel avec mon Prestashop ». C’est ici que l’on définit les indicateurs de succès (KPI).
Si vous ne savez pas ce que vous cherchez à améliorer, vous ne saurez jamais si votre projet est une réussite.

Étape 2 : La rédaction du Cahier des Charges
C’est souvent l’étape qui fait peur. Pourtant, le cahier des charges est votre assurance vie.
Il sert de contrat moral et technique entre vous et l’agence de développement web.
Fonctionnalités : le « Must Have » et le « Nice to Have »
Il faut lister les besoins fonctionnels. CRM, gestion commerciale, RH, comptabilité, tout y passe.
Mais attention au piège de la liste au Père Noël. Tout le monde veut tout.
Votre rôle, ou celui de votre consultant, est de prioriser.
Les indispensables : Ce sont les fonctions sans lesquelles votre entreprise s’arrête de tourner (facturation, gestion de stock).
Les importants : Ce qui améliore la productivité (automatisation des emails, tableaux de bord).
Les conforts : Ce qui serait bien d’avoir un jour (IA prédictive, thème sombre personnalisé).
Comme le souligne très juste Archipelia, détailler ces fonctionnalités avec des échéances précises permet de structurer le développement en phases logiques plutôt que d’essayer de tout livrer en un seul bloc indigeste.
Les contraintes techniques invisibles
C’est ici qu’on parle de « tuyauterie ».
Votre futur ERP ne vivra pas en autarcie. Il doit parler avec votre site e-commerce (Prestashop ou WooCommerce), peut-être avec votre banque, ou avec les outils de vos transporteurs.
Il est crucial de spécifier l’interopérabilité.
Avez-vous besoin d’une API ouverte ?
De connecteurs spécifiques ?
C’est aussi le moment de parler de la charge serveur. Si vous prévoyez de passer de 10 à 10 000 commandes par jour, l’architecture technique (souvent en PHP/Symfony pour sa robustesse) ne sera pas la même.
Étape 3 : Choisir la stratégie de développement
Face à votre cahier des charges, deux routes s’offrent à vous. C’est un carrefour décisionnel majeur dans le développement erp saas.
Option A : Le SaaS Standard du marché
Il existe des dizaines de solutions toutes faites. Elles sont rapides à déployer et souvent moins chères au démarrage. Cependant, vous devrez plier vos processus internes pour qu’ils rentrent dans les cases du logiciel.
Pour une structure standard, c’est viable. Pour une entreprise avec un savoir-faire unique ou des processus logistiques complexes, cela devient vite un corset trop serré.
Option B : Le Développement sur-mesure ou « ERP Maison »
C’est notre spécialité chez PhenixInfo. Ici, le logiciel est construit autour de votre métier. Vous êtes un convoyeur de véhicules ?
Un énergéticien ?
Vos besoins ne sont pas ceux d’un vendeur de chaussures.
Développer une application SaaS en PHP (souvent avec des frameworks comme Laravel ou Symfony) offre une flexibilité totale.
Vous êtes propriétaire de la logique métier.
Certes, le temps de développement initial est plus long, mais le retour sur investissement se fait sur l’efficacité opérationnelle et l’absence de coûts de licence qui augmentent avec le nombre d’utilisateurs.

Source : Interface modulaire d’Axelor, un exemple de solution ERP flexible.
Étape 4 : Planification et la Guerre des Données
Une fois les contrats signés et la technologie choisie, on entre dans le dur. La planification doit être réaliste.
On compte souvent en mois. Pour une TPE, cela peut prendre 3 mois. Pour une PME industrielle, comptez plutôt 6 à 9 mois.
Le nettoyage de printemps des données
C’est l’étape la plus sous-estimée et pourtant la plus dangereuse. Vous allez migrer des données de vos anciens systèmes vers le nouveau.
Si vos données actuelles sont « sales » (doublons clients, adresses mal formatées, références articles incohérentes), vous allez polluer votre nouvel outil flambant neuf.
« Garbage in, garbage out » comme disent les informaticiens. Il faut harmoniser, nettoyer et structurer vos bases de données avant même la première importation.
Des experts comme Gestisoft insistent lourdement là-dessus : la qualité des données migrées conditionne la confiance que vos utilisateurs auront dans le système dès le premier jour.
Étape 5 : Développement, MVP et Itérations
Nous ne sommes plus à l’époque où l’on s’enfermait dans une cave pendant deux ans pour ressortir avec un logiciel fini.
Aujourd’hui, on travaille en méthode Agile.
Le concept du MVP (Minimum Viable Product)
L’idée est de développer application saas php qui contient juste assez de fonctionnalités pour être utilisable par les premiers utilisateurs.
Pourquoi ?
Parce que cela permet de tester la réalité du terrain très vite.
Par exemple, on peut livrer le module de facturation et de gestion client en premier. Vos équipes commencent à l’utiliser, nous font des retours (« ce bouton est mal placé », « il manque une colonne ici »), et nous corrigeons le tir pour la version suivante. C’est une co-construction.
Cela évite l’effet tunnel où l’on découvre à la fin du projet que ce qui a été développé ne correspond pas au besoin réel.
L’importance de l’expérience utilisateur (UX)
Un ERP n’a pas besoin d’être moche et austère. C’est un outil de travail quotidien.
S’il est agréable à utiliser, vos employés l’adopteront plus vite. Nous portons une attention particulière à l’ergonomie, à la lisibilité des données et à la fluidité de la navigation.
Un bon design réduit les erreurs de saisie et la fatigue visuelle.
Étape 6 : Sécurité et Protection des Données
En centralisant tout dans un ERP en SaaS, vous mettez tous vos œufs dans le même panier. C’est pratique, mais risqué si la sécurité est négligée. La cybersécurité n’est pas une option, c’est une fondation.
Au-delà des sauvegardes régulières et du chiffrement des données, il faut penser aux attaques externes.
Les ERP sont des cibles de choix.
C’est dans cette optique que l’intégration de solutions de filtrage comme notre module SmallGuard Lite prend tout son sens. Il analyse les IP et bloque les robots malveillants avant qu’ils ne testent les vulnérabilités de votre accès administrateur.
Étape 7 : Tests, Formation et Conduite du Changement
Le logiciel est prêt.
Il est beau, il est rapide. Mais vos équipes sont-elles prêtes ? La résistance au changement est humaine.
Martine de la compta aimait bien son fichier Excel, elle le connaissait par cœur.
Organiser la phase de recette
Avant de lâcher le logiciel dans la nature, il faut le tester sous toutes les coutures.
On appelle cela la recette (ou User Acceptance Testing). On simule des scénarios réels : créer une commande complexe, gérer un retour produit, générer le bilan comptable. Si ça casse, on répare.
C’est le dernier filet de sécurité.
La formation comme clé de l’adoption
Ne jetez pas vos utilisateurs dans le grand bain sans bouée. Il faut organiser des sessions de formation par métier.
Les magasiniers n’ont pas besoin de voir la même chose que les commerciaux. Des guides simples, des vidéos tutorielles courtes et une FAQ interne sont indispensables.
L’accompagnement ne s’arrête pas au « Go-Live ». Il faut être présent dans les semaines qui suivent pour rassurer, réexpliquer et ajuster les petits détails qui grattent.

Tableau Récapitulatif : Les étapes clés pour les PME
Pour visualiser le chemin critique d’un projet de développement erp saas, voici une synthèse des points d’attention particuliers pour les petites et moyennes structures :
Étape
Objectif Principal
Point Critique PME / E-commerçant
Audit & Cadrage
Identifier les douleurs
Ne pas sur-spécifier. Rester pragmatique.
Cahier des Charges
Lister les fonctionnalités
Penser aux connecteurs E-commerce (Prestashop/Woo) dès le début.
Choix Solution
Sélectionner le partenaire
Privilégier la proximité et la compréhension du métier.
Développement (SaaS PHP)
Construire l’outil
Viser un MVP rapide pour avoir un retour utilisateur tôt.
Données
Migrer l’existant
Nettoyer les bases clients et articles avant import.
Formation
Embarquer les équipes
Communiquer sur le « pourquoi » du changement, pas juste le « comment ».
Déploiement
Lancement officiel
Prévoir un support réactif les premiers jours.
Combien coûte un développement ERP SaaS ?
C’est la question que tout le monde se pose, et la réponse est toujours « ça dépend ». Mais soyons plus précis.
Le coût d’un ERP ne se mesure pas seulement au chèque que vous signez pour le développement.
Il faut penser en TCO (Total Cost of Ownership).
Avec une solution propriétaire (développée pour vous), le coût initial est plus élevé qu’un abonnement à un SaaS générique type Salesforce ou Odoo Enterprise.
Cependant, au bout de 3 ans, la courbe s’inverse souvent.
Dans le SaaS générique, vous payez par utilisateur. Si votre entreprise grandit, votre facture explose.
Avec un développement sur-mesure en mode SaaS (hébergé chez nous ou sur votre cloud privé), vous ne payez pas de licence par siège. Vous ne payez que la maintenance et l’hébergement.
Pour une PME en croissance, le calcul est vite fait.

Conclusion : L’ERP n’est pas une fin, c’est un début
Se lancer dans le développement erp saas est un moment fondateur pour une entreprise.
C’est le moment où l’on passe d’une gestion artisanale à une gestion industrielle et pilotée. Ce n’est pas seulement un projet informatique, c’est un projet d’entreprise.
Chez PhenixInfo, nous croyons que la technologie doit s’adapter à l’homme, et non l’inverse. Que vous soyez à Lyon, dans l’Ain ou ailleurs en Rhône-Alpes, le succès de votre ERP reposera sur la qualité de l’écoute initiale et la souplesse du développement.
Alors, êtes-vous prêt à jeter vos vieux fichiers Excel et à construire l’outil qui propulsera votre croissance ?
N’hésitez pas à nous contacter pour discuter de votre projet, qu’il soit encore flou ou déjà bien défini.
FAQ : Vos questions sur le développement ERP SaaS
Quelle est la différence entre un ERP classique et un ERP SaaS ?
La différence majeure réside dans l’hébergement et l’accès. Un ERP classique (On-Premise) est installé sur vos serveurs locaux.
Un ERP SaaS est hébergé dans le cloud, accessible via internet, et généralement payé sous forme d’abonnement ou de service, offrant plus de flexibilité et facilitant le télétravail.
Combien de temps faut-il pour développer une application SaaS en PHP pour mon entreprise ?
Pour un MVP (Produit Minimum Viable) fonctionnel, comptez entre 3 et 4 mois pour une TPE avec des besoins standards.
Pour une PME nécessitant des modules complexes (production, logistique avancée), le projet peut s’étaler sur 6 à 9 mois.
Est-ce que je peux connecter mon site Prestashop à mon nouvel ERP ?
Absolument. C’est même recommandé. En tant qu’experts Prestashop et WordPress, nous créons des passerelles (API) qui synchronisent en temps réel vos stocks, commandes et clients entre votre site e-commerce et votre ERP.
Mes données sont-elles en sécurité dans le Cloud ?
Oui, souvent plus que sur un serveur local mal entretenu. Les hébergements cloud professionnels disposent de redondances et de sécurités physiques avancées. Couplé à des modules de protection applicative comme SmallGuard, le niveau de sécurité est très élevé.





